Informations utiles
Que veux dire holistique ?
Tout commence par le mot grec Holos qui veut dire "entier". La médecine vétérinaire holistique considère donc l’animal dans son tout et va tenir compte des aspects suivants : physique, énergétique, émotionnel, psychologique, l’environnement, ainsi que la relation avec son humain.
Pour chaque symptôme présenté, on va donc s’intéresser à déterminer la cause du problème, en prenant soin de tenir compte de tous les aspects cités plus haut.
Les médecines alternatives dites holistiques comme l’acupuncture, la médecine chinoise ou l’homéopathie, viennent apporter un complément à la médecine traditionnelle. Il ne s’agit donc pas de renier cette dernière, au contraire, mais d’y greffer des méthodes complémentaires appropriées pour obtenir les résultats les plus satisfaisants.
Alimentation
Un jour, je me suis posé la question : Que devrait manger un chien? Que devrait manger un chat? La réponse a été : certainement pas du maïs !
Si on laissait les chats ou les chiens libres de choisir leurs aliments, ils n’iraient certainement pas dans un champ de maïs cueillir un épi et revenir à la maison pour le faire cuire! Ils attraperaient une proie qu’ils s’empresseraient de croquer tout cru, avec la peau, le poil, les muscles, les os et le contenu de l’estomac et de l’intestin. De cette façon, ils iraient chercher les protéines, les minéraux, les fibres, les probiotiques et les enzymes dont ils ont besoin. Le chat étant à 95% carnivore, il a encore beaucoup plus besoin de protéines que le chien, qui est plus omnivore dans sa nature.
Le problème avec l’alimentation commerciale est que la mise en croquettes comporte une cuisson à des températures très élevées, ce qui tue les enzymes, vitamines et minéraux essentiels au maintien de la santé. De plus, les aliments sont transformés et il n’y a plus rien de vivant à l'intérieur. Nos amis les chats souffrent énormément du fait qu’on les ait nourris principalement avec des céréales depuis plusieurs décennies. Ils n’ont pas la capacité de bien transformer les féculents et hydrates de carbone, ce qui fait qu’à la longue, ils finissent par développer de l’obésité, du diabète ou des problèmes de thyroïde.
Ces trois pathologies découlent tous de l’aggravation du même problème de transformation des féculents, phénomène facilement explicable en médecine chinoise. Il suffit de rectifier l’alimentation pour un régime riche en protéines de grande qualité, afin de résoudre presque entièrement le problème.
Pensez-y. À force de mettre des aliments morts et transformés dans le corps de nos chats et chiens, nous créons ainsi un vieillissement accéléré des cellules de leur organisme et un affaiblissement de leur système immunitaire. Il s'en découle une espérance de vie diminuée et une augmentation des risques de pathologies, comme le cancer, les maladies cardiaques, etc. Exactement comme chez l’humain!
Notre capacité à guérir la maladie et les moyens dont nous disposons sont plus élaborés que jamais. On a donc l’impression que les animaux vivent plus longtemps que par le passé. Oui, mais ils sont plus malades que jamais! N’est-il pas plus important de maintenir la santé que de guérir la maladie?
Une alimentation saine composée d’aliments frais et vivants est donc essentielle pour garder le système immunitaire fort, maintenir la santé et permettre aux animaux d’exercer leur pouvoir d’auto-guérison.
Heureusement, il existe sur le marché de plus en plus de nourritures composées d’aliments frais pour chien et chat. On peut aussi faire soi-même la nourriture de nos compagnons, mais il est très important de s’assurer qu’elle soit complète et bien balancée, car on peut ainsi provoquer des carences importantes. Il est bon de faire passer un examen physique complet, ainsi qu’un bilan sanguin régulièrement, pour s’assurer que tout va bien.
Vaccination
Je crois que la vaccination de nos compagnons animaux est toujours importante. Mais elle doit être adaptée et personnalisée plus que jamais au mode de vie de chaque animal, considérant son âge ainsi que sa condition physique.
Le protocole de vaccination de la première année de vie de l’animal est primordial pour instaurer l’immunité dirigée vers les pathologies visées. Un rappel un an plus tard assurera le maintien de la protection. Par la suite, on optera pour une revaccination aux 3 ans (pour les maladies virales comme le Distemper, Parvo, Panleucopénie et rhinotrachéite) ou on fera faire des titres d’anticorps.
Les titres nous permettent de quantifier la réponse immunitaire, suite à un vaccin. Il s’agit d’une prise de sang qu’on envoie dans un laboratoire spécialisé. C’est une méthode beaucoup moins invasive que le vaccin, qui comporte toujours, on le sait, des risques de réactions qui ne doivent pas être négligés. Les vaccins contre les maladies bactériennes (Leptospirose, Bordetella, Lyme) ne confèrent pas une immunité aussi longue. Ils devraient être répétés tous les ans, après avoir évalué leurs facteurs de risques et leur pertinence, bien entendu.